Via sa filiale Altima, la Maif se lance dans l’assurance à la demande
Laurent Thévenin
La start-up Valoo et Altima pourront assurer à la journée toutes sortes d’objets.
Lancée par l’assurtech américaine Trov en Australie et en Grande-Bretagne,
l’assurance « à la demande » arrive en France
. La start-up Valoo (née en 2013 sous le nom de CBien) et Altima Assurances, filiale de la Maif, viennent de lancer une offre 100 % mobile permettant de se couvrir en un clic contre la casse, le vol et l’oxydation et « sans contrainte de durée », des objets comme un smartphone, un ordinateur portable, une guitare ou une raquette de tennis…

« Notre conviction est qu’il y a […] de plus en plus de besoins de sécurisation ponctuels. Avant même ce projet avec Valoo, le sujet de l’assurance à la demande nous intéressait », a justifié mercredi Florent Villain, directeur général d’Altima Assurances et directeur marketing du groupe Maif, lors d’une conférence de presse C’est Valoo, une plate-forme sur laquelle les particuliers peuvent enregistrer leurs biens, qui s’occupe de la distribution de cette offre via son application. « Nous sommes une espèce de super argus de la valeur des biens matériels, avec 10 millions de références sur notre base », explique David Gascoin, président et cofondateur de cette jeune pousse dans laquelle la Maif a déjà investi 1,8 million d’euros. A partir du moment où Valoo a estimé la valeur de l’objet à protéger, Altima est capable de proposer instantanément un tarif d’assurance à la journée.
Laboratoire d’innovation
L’assureur part cependant un peu dans l’inconnu, faute de références sur la sinistralité. « Il faudra être capable d’ajuster le tir s’il s’avérait que la sinistralité n’était pas celle prévue », prévient donc Pascal Demurger, le directeur général de la Maif. Sur ce marché naissant, les deux partenaires ne donnent pas leurs objectifs commerciaux.
L’assureur niortais semble ne pas avoir l’intention de s’arrêter là. Servant de
laboratoire d’innovation pour la Maif, Altima
, une petite compagnie d’assurances de 70 personnes, se retrouve en effet dotée « d’une solution technologique qui nous permet de faire du ‘on demand’ plus largement », explique Florent Villain.
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