Una nuova insurtech nel mercato francese

Non parlano di blockchain o di intelligenza artificiale, ma vogliono scuotere il mondo delle assicurazioni. I fondatori della società insurtech Seyna, la cui approvazione da parte dell’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) è stata pubblicata venerdì sulla “Gazzetta Ufficiale”, si affidano alla loro esperienza e alla loro rete per assicurare i nuovi usi dell’azienda. Con il supporto del German Global Founders Capital (Zalando, Revolut, Slack….), di Allianz France e di diversi business angels tra cui Michaël Benabou (co-fondatore di Veepee, ex-Vente-privee.com), che hanno iniettato 14 milioni di euro di capitale proprio, Seyna commercializzerà sei prodotti cosiddetti affini, in altre parole, distribuiti dai partner. Queste includono l’assicurazione che copre le tasse scolastiche nelle scuole private in caso di impedimento agli esami, l’assicurazione di noleggio per gli studenti e la copertura per l’annullamento del biglietto, che consente il rimborso senza alcuna prova in caso di annullamento di uno spettacolo. “L’evoluzione della vita delle persone crea nuovi usi che possono essere assicurati e dove, nel complesso, il tasso di penetrazione è molto basso”, spiega Philippe Mangematin, uno dei tre cofondatori. In breve, l’opposto dell’assicurazione casa o dell’assicurazione auto, dove il tasso di equipaggiamento è vicino al 100% e dove la concorrenza è agguerrita.

Thibaut Madelin @ThibautMadelin et Laurent Thévenin @laurentthevenin

Ils ne parlent ni de blockchain ni d’intelligence artificielle, mais veulent bousculer le monde de l’assurance. Les fondateurs de l’insurtech Seyna, dont l’agrément par l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) a été publié vendredi au « Journal officiel », misent sur leur expertise et leur réseau pour assurer sous marque blanche les nouveaux usages de la société. Soutenu par l’allemand Global Founders Capital (Zalando, Revolut, Slack…), Allianz France et plusieurs business angels dont Michaël Benabou (cofondateur de Veepee, ex-Vente-privee.com), qui ont injecté 14 millions d’euros de fonds propres, Seyna va commercialiser six produits dits affinitaires, autrement dit distribués par des partenaires. Parmi ceux-là, une assurance couvrant les frais de scolarité dans les écoles privées en cas d’empêchement aux examens, une assurance locative à destination des étudiants ou encore une couverture annulation de billetterie, qui permet d’être remboursé sans aucun justificatif en cas d’annulation de spectacle. « L’évolution de la vie des gens crée de nouveaux usages qui peuvent être assurés et où, globalement, le taux de pénétration est très bas », explique Philippe Mangematin, un des trois cofondateurs. Bref, l’inverse de l’assurance-habitation ou automobile, où le taux d’équipement est proche de 100 % et où la concurrence est féroce. « Notre modèle est de cocréer des produits avec des partenaires », comme les écoles de commerce, les gestionnaires de résidences étudiantes ou les chaînes de magasins d’électronique, mais aussi les courtiers, reprend le trentenaire, passé par le cabinet de conseil en actuariat Milliman et le réassureur Swiss Re. Deux modèles : Element et Zhong An Pour asseoir sa crédibilité, Seyna n’a pas choisi de devenir courtier mais porteur de risques, et a demandé l’agrément du régulateur français, où a travaillé un des cofondateurs. « D’autres acteurs ont fait le choix d’aller dans des géographies un peu plus conciliantes, note
Guillaume d’Audiffret, venu d’Eurazeo. On a fait la face Nord. » La start-up, qui a pour modèle l’allemand Element ou le chinois ZhongAn (filiale de Ping An, Tencent et Alibaba), se présente comme le premier assureur indépendant ayant obtenu un agrément pour des activités d’assurancedommages par l’ACPR en France depuis 1983, avec la Mutuelle des Motards. Seyna est ainsi la deuxième insurtech française agréée comme porteur de risques, après Alan, qui opère sur le segment de l’assurance de personnes. « On pense atteindre la rentabilité à moyen terme, précise Guillaume d’Audiffret. Notre but n’est pas de faire une course aux levées de fonds. » n

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