Swiss Re se dit bien parti pour réaliser ses objectifs financiers à horizon 2015

Utile più che duplicato per Swiss Re al terzo trimestre

Swiss Re traverse décidément une bonne passe. Après avoir vu sa notation relevée par Standard & Poor’s vendredi dernier, le deuxième réassureur mondial a agréablement surpris hier en présentant des résultats trimestriels meilleurs que prévu. A 1,3 milliard de dollars (946 millions d’euros), le bénéfice dégagé au troisième trimestre est plus de deux fois supérieur à celui réalisé un an plus tôt. Quant au rendement des fonds propres (RoE), il s’est également nettement amélioré, passant de 15,6 % au deuxième trimestre à 20,5 %. Suite à ces annonces, le titre Swiss Re a gagné 6,06 % à la Bourse de Zurich, sur un marché en hausse de 1,02 %.

Le groupe suisse a profité d’un trimestre plutôt clément sur le front des catastrophes naturelles, (dont l’impact a été de 3,1 % inférieur aux prévisions), d’une croissance à deux chiffres des primes encaissées (+ 14 %, à 5,7 milliards de dollars au total, et + 18 % en réassurance non vie), mais aussi d’éléments exceptionnels liés à des reprises de provisions. Comme le notent les analystes de Raymond James Euro Equities (RJEE), le ratio combiné, l’indicateur clef de la rentabilité opérationnelle, « reste à un très bon niveau », à 80,8 %.

Sur sa lancée, Swiss Re a affirmé être sur la bonne voie pour atteindre ses objectifs financiers 2011-2015, à savoir un RoE de 700 points de base supérieur à la moyenne sur cinq ans et une croissance annuelle moyenne de 10 % du bénéfice par action. « Ils sont notre priorité absolue », a insisté Stefan Lippe, son directeur général. Ces objectifs « semblent maintenant plus réalistes », juge pour sa part Fabrizio Croze, l’analyste de Kepler Capital Markets.

A l’approche des renouvellements du 1 er janvier 2012, Swiss Re va chercher à « capter la croissance sans faire de compromis sur la rentabilité ». Pour les analystes de RJEE, le groupe devrait aborder ces discussions tarifaires « dans les meilleures conditions ».

Le réassureur estime bénéficier d’un autre atout de taille : « Notre stratégie conservatrice de gestion d’actifs est en train de se révéler appropriée dans cette période de volatilité très élevée des marchés financiers », se félicite Stefan Lippe. Son exposition totale aux dettes des pays périphériques de la zone euro est ainsi d’à peine 74 millions de dollars.