Lubrizol: l’azienda chimica di Rouen pronta a risarcire gli agricoltori

I 453 agricoltori vittime dell’incendio dello stabilimento chimico di Lubrizol a Rouen il 26 settembre, aspettavano con ansia di sapere chi li avrebbe compensati per gli enormi sprechi dei 700.000 litri di latte che hanno dovuto gettare nelle ultime due settimane. Non meno di tre ministri, Didier Guillaume, ministro dell’agricoltura, Agnès Buzyn, ministro della sanità, e Brune Poirson, segretario di Stato per l’ambiente, si recheranno oggi a Rouen per rispondere pubblicamente alle loro domande. In base alle nostre informazioni, è stato raggiunto un accordo tra lo Stato e il Fondo mutuo per i rischi sanitari e ambientali (FMSE) con Lubrizol. La società indennizzerà questi 453 agricoltori dei sei dipartimenti colpiti dai divieti prefettizi alla produzione di latte, afferma Joël Limousin, presidente del FMSE: SeineMaritime, Oise, Aisne, Somme, Pas-de-Calais e Nord. Il Fondo di solidarietà di Lubrizol avrebbe accettato di creare un fondo, al quale sono stati aggiunti 50 milioni di euro, per coprire le perdite subite da tutti gli agricoltori e da altri settori non agricoli colpiti.

Marie-Josée Cougard @CougardMarie
Les 453 éleveurs victimes de l’incendie de l’usine chimique de Lubrizol à Rouen (SeineMaritime), le 26 septembre dernier, attendaient avec impatience de savoir qui va les indemniser pour l’immense gâchis des 700.000 litres de lait qu’ils ont dû jeter depuis deux semaines. Ils devraient être soulagés ce vendredi. Pas moins de trois ministres, Didier Guillaume, ministre de l’Agriculture, Agnès Buzyn, ministre de la Santé, et Brune Poirson, secrétaire d’Etat à l’Environnement, doivent se rendre à Rouen pour répondre publiquement à leurs interrogations. Selon nos informations, un accord a été trouvé par l’Etat et le Fonds de mutualisation des risques sanitaires et environnementaux (FMSE) avec Lubrizol. L’entreprise va indemniser ces 453 éleveurs des six départements frappés par les interdictions préfectorales de produire du lait, précise Joël Limousin, président du FMSE : SeineMaritime, Oise, Aisne, Somme, Pas-deCalais et Nord. Fonds de solidarité Lubrizol aurait consenti à créer un fonds de solidarité, abondé à hauteur de 50 millions d’euros, pour couvrir les pertes subies par tous les agriculteurs et les autres secteurs non agricoles touchés. L’interprofession laitière a servi de banquier afin de couvrir les pertes subies sur les trois derniers jours du mois de septembre et versé 1 million d’euros aux éleveurs afin de leur épargner une paie mensuelle amputée. Mais elle a prévenu qu’il s’agissait d’une solution d’attente, qu’elle n’avait pas l’intention de renouveler son geste et qu’en aucun cas, elle ne prendrait en charge les dégâts. Reste une autre question de la plus haute importance pour ces éleveurs : quand pourront-ils cesser de jeter le lait au prétexte que leurs vaches ont brouté l’herbe possiblement empoisonnée par l’énorme nuage de pollution de l’incendie ? La reprise de la collecte laitière est une affaire sur laquelle l’Agence nationale de sécurité sanitaire des aliments, l’Anses, a la haute main. C’est à elle qu’il appartiendra d’évaluer la possibilité d’un retour à la normale sur des bases scientifiques. Selon son avis, le ministre de l’Agriculture devrait donner le feu vert à la reprise de la collecte le 15 octobre.
A ce stade, selon nos informations, les quantités de dioxine et de PCB trouvés dans la terre des « 77 exploitations sentinelles » étudiées tous les deux jours, et susceptibles de contaminer l’herbe broutée par les vaches et donc le lait, seraient en deçà des planchers tolérés par la réglementation européenne. Les agriculteurs attendent aussi du gouvernement qu’un principe de suivi soit acté afin d’éviter toute mauvaise surprise ultérieure qui pourrait résulter d’un phénomène d’accumulation dans le sol des substances toxiques au fil du temps. « Pas question de donner un quelconque solde de tout compte. L’Etat doit se porter garant pour la suite », prévient un proche du dossier. De leur côté, les entreprises ont trouvé un protocole leur permettant de reprendre la livraison des produits finis, dont les analyses se sont avérées négatives. Une partie des fabrications bloquées depuis l’incendie sera très vraisemblablement détruite. La position des entreprises sur la question de la prise en charge des coûts est la même que celle des producteurs : à l’Etat d’assumer les conséquences de l’interdiction des livraisons.

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