AXA e les Hauts-de-France spingono sulla telemedicina

AXA e la regione presieduta da Xavier Bertrand hanno sottoscritto una partnership per facilitare l’accesso alle cure. Nel distretto medico di Pas-de-Calais verrà condotta una sperimentazione di teleconsulenza medica. AXA investirà da 100 a 150 mila euro all’anno nel progetto.
La compagnia francese punta anche sui veicoli a guida autonoma e stringe una partnership con Navya

Laurent Thévenin

L’assureur français et la région présidée par Xavier Bertrand ont noué un partenariat visant à faciliter l’accès aux soins. Une expérimentation de téléconsultation médicale sera menée dans un « désert médical » du Pas-de-Calais.
AXA continue de pousser ses pions dans la télémédecine. Après avoir été le premier assureur français à proposer à ses clients l’accès à un tel service, le groupe dirigé par Thomas Buberl a signé ce mercredi un partenariat avec la région Hauts-de-France, qui prévoit notamment une solution expérimentale « sur mesure » de téléconsultation médicale.
L’accord passé avec la région présidée par Xavier Bertrand – qui fut agent général d’assurance et ministre de la Santé – vise à faciliter l’accès aux soins dans les déserts médicaux. Cette expérimentation doit commencer le 1er janvier prochain avec la communauté de communes des Sept Vallées dans le Pas-de-Calais, un territoire rural de 60 communes et 30.000 habitants qui souffre d’une pénurie de médecins.

Un espace de télémédecine sera installé dans une clinique de la commune de Marconne. Le patient y sera reçu par un infirmier qui établira la connexion avec le médecin. Ce dernier effectuera la consultation à distance via les outils connectés (stéthoscope, otoscope, tensiomètre, etc.) manipulés par l’infirmier.

Premier bilan dans un an
Ce sont des médecins partenaires locaux qui assureront les téléconsultations. A défaut, le patient pourra être mis en relation avec les médecins d’AXA Assistance – qui interviennent déjà sur la plate-forme de téléconsultations du groupe. « Il y a un important travail de communication à faire pour une bonne appropriation du dispositif et qu’il n’y ait pas d’idées fausses », explique Xavier Bertrand.

Un bilan est prévu au bout d’un an. AXA juge impossible de prédire l’utilisation d’un tel service. « C’est une première », souligne Jacques de Peretti, le PDG d’AXA France, qui se dit déjà prêt à renouveler l’expérience avec la région dans d’autres territoires. « Nous ne sommes pas sous objectifs. Mais le juge de paix sera le nombre de personnes prises en charge par ce dispositif », indique-t-il. A titre de point de repère, le service de téléconsultations ouvert par l’assureur en 2014, et aujourd’hui accessible à 5 millions de bénéficiaires, tourne désormais autour de 20.000 consultations par an.

AXA va investir de l’ordre de 100.000 à 150.000 euros par an dans le projet des Sept-Vallées (coûts informatiques, formation des médecins locaux, mise à disposition de ses médecins). Il prendra aussi à sa charge les téléconsultations effectuées par les médecins d’AXA Assistance. Si les consultations à distance sont remboursées par l’Assurance-maladie depuis le 15 septembre dernier, ce n’est toutefois pas le cas pour les consultations effectuées par ceux-ci.

Prévention et services
« La France est le premier pays à s’être mis au remboursement de la télémédecine. C’est une bonne première étape », veut surtout retenir Thomas Buberl, le directeur général d’AXA, qui a fait de la santé l’un des marchés prioritaires du géant français de l’assurance. Depuis son arrivée aux manettes il y a un peu plus de deux ans, il cherche aussi à faire sortir l’assureur d’un rôle de « simple payeur de factures » pour aller vers davantage de prévention et de services. Une stratégie illustrée notamment par cet intérêt croissant pour la télémédecine.

L’assureur s’associe à Navya dans les véhicules autonomes
L. T.

Le géant français de l’assurance a signé un partenariat stratégique de trois ans avec le constructeur français de navettes autonomes.
Les assureurs commencent à monter à bord de la voiture autonome. AXA a annoncé ce mercredi matin, à l’occasion de l’ouverture du Mondial de l’automobile Paris 2018, un partenariat stratégique avec Navya, un constructeur français de navettes autonomes.

Signé pour une durée de trois ans, cet accord représente « une opportunité commerciale majeure avec l’un des acteurs les plus importants du véhicule autonome », affirme aux « Echos » Guillaume Borie, directeur de l’innovation d’AXA. Navya a déjà commercialisé 89 exemplaires dans 17 pays, dont la France, l’Allemagne, les Etats-Unis, la Suisse ou le Japon. La start-up lyonnaise a aussi développé un robot-taxi, dont les premiers essais routiers sont annoncés pour bientôt. Comme l’expliquent les deux partenaires dans un communiqué conjoint, il s’agira notamment de « développer des solutions d’assurance adaptées aux véhicules autonomes ». Il est prévu qu’AXA en propose à Navya pour l’accompagner dans son activité de constructeur. « Mais, à l’heure actuelle, nous ne sommes pas son assureur », précise Guillaume Borie. Toutefois, pour AXA, il y a aussi matière à développer des offres « sur mesure » pour les différents clients opérateurs des navettes Navya.

D’autant plus qu’avec le véhicule autonome, « la chaîne de responsabilité est morcelée », souligne Guillaume Borie. En cas d’accident, une multitude d’intervenants pourraient en effet être mis en cause, du constructeur du véhicule à son opérateur, en passant par le concepteur de l’algorithme ou encore le fournisseur de la technologie embarquée.

Nouvelles mobilités
« Il ne faut pas être effrayé par l’inconnu. Le véhicule autonome, c’est aujourd’hui principalement un sujet de transport collectif. La problématique est très proche de celle du transport aérien, où la recherche de responsabilité remonte très loin dans la chaîne de valeur, jusqu’aux sous-traitants », indique Guillaume Borie. Le partenariat avec Navya comprend aussi un volet R&D autour du partage des données générées par le véhicule autonome. De quoi permettre à AXA d’affiner sa connaissance de ce nouveau risque.
Plus globalement, ce partenariat « s’inscrit dans notre priorité stratégique de devenir l’assureur référent des nouvelles formes de mobilité », ajoute-t-il. Au printemps, AXA s’était associé à BlaBlaCar pour proposer une offre d’assurance auto aux membres de la plate-forme de covoiturage en France.

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