Assicurazione: la consultazione su sollecitazione telefonica fallisce

Diverse associazioni di consumatori chiedono di vietare questa pratica commerciale.
Un broker chiama una persona anziana e si offre di stipulare un contratto di assicurazione (salute, previdenza….). Spesso isolata, accettò, senza necessariamente aver capito in cosa si stava cacciando. “Si tratta di pratiche puramente tossiche”, hanno lamentato martedì diverse associazioni di consumatori, chiedendo il divieto di questo tipo di sollecitazione aggressiva.
Il comitato consultivo del settore finanziario si è riunito martedì, ma non è stata presa alcuna decisione.

Raphaël Bloch @Bloch_R
L’histoire est toujours la même. Un courtier appelle une personne âgée et lui propose de souscrire un contrat d’assurance (santé, prévoyance…). Souvent isolée, celle-ci accepte, sans forcément avoir compris dans quoi elle s’engageait. « Ce sont des pratiques purement toxiques », ont déploré mardi plusieurs associations de consommateurs, qui demandent l’interdiction de ce type de démarchage agressif. Hasard du calendrier, leur cri d’alarme intervient en plein scandale de l’assurance-emprunteur au Royaume-Uni, qui a coûté 50 milliards de livres aux banques locales. Selon nos informations, le Comité consultatif du secteur financier (CCSF) s’est réuni mardi pour aborder le sujet, mais aucune solution n’a été trouvée. Cette instance de concertation qui réunit courtiers, assureurs, banques et associations de consommateurs sous l’égide de la Banque de France doit se réunir de nouveau en octobre. Toujours plus de réclamations Le nombre de litiges liés au démarchage téléphonique a explosé. La plupart des dossiers concernent des personnes âgées, jugées vulnérables. « Le phénomène a pris une ampleur inédite. Il faut des décisions rapidement », souligne Matthieu Robin en charge du dossier pour l’association UFC-Que Choisir. Les professionnels du secteur eux-mêmes disent avoir conscience du problème. « La CSCA (Chambre syndicale des courtiers d’assurances) ne se désintéresse pas de ce sujet, bien au contraire », a réagi auprès de l’AFP son président, Bertrand de Surmont. Mais ils insistent sur le fait que ce ne sont que des cas isolés. « Cette pratique est l’apanage de
quelques-uns, d’une dizaine ou d’une quinzaine de courtiers. » L’assurance se prête particulièrement à ce genre d’abus : le Code de la consommation n’oblige pas de retourner un document papier signé pour s’engager. L’accord du client peut être oral. « C’est un vrai piège. Le client est mal préparé lorsqu’il souscrit par téléphone », considère Matthieu Robin. Le nombre de plaintes liées au démarchage à domicile ou par téléphone a augmenté de 60 % depuis 2012, tous secteurs confondus, selon la Direction de la répression des fraudes. Pour le seul secteur de l’assurance, 325
réclamations ont été adressées en 2018, soit une progression de 11 % sur un an. Depuis 2012, elles ont plus que quadruplé. Les associations dénoncent par ailleurs le mécanisme de rémunération des courtiers, « en partie liée à la non-résiliation du contrat par l’assuré », de sorte que « tout est fait pour dissuader les consommateurs d’y mettre fin ». En attendant son éventuelle interdiction, les associations de consommateurs demandent l’obligation de conservation de « l’intégralité des enregistrements téléphoniques des démarchages ». Objectif : faciliter les sanctions.

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