SHARON WAJSBROT

CAPGEMINI PUBLIE CE MERCREDI LE WORLD INSURANCE REPORT. SELON CE RAPPORT, PRÈS D’UN TIERS DES CONSOMMATEURS DÉCLARENT UTILISER LES SERVICES D’UNE INSURTECH DANS LE MONDE.
A l’instar des banques qui voient leur hégémonie de plus en plus contestée par les Fintechs, les assureurs voient

la menace des Insurtech
– ces start-up qui veulent révolutionner le secteur – se renforcer. Selon le World Insurance Report publié par Capgemini ce mercredi qui recense les usages de 8.000 consommateurs dans le monde, près d’un tiers des consommateurs déclarent désormais utiliser les services d’une Insurtech pour remplacer ou compléter leurs contrats existants. « C’est dans la région Asie-Pacifique que leur taux de pénétration est le plus élevé : 37,5 % des clients interrogés déclarent les utiliser dans cette région », précise Capgemini.
La force de ces acteurs émergents tient dans leur capacité « à personnaliser les offres et à fournir un service meilleur marché et plus ergonomique aux consommateurs », estime Capgemini. Pour les acteurs traditionnels, la menace est d’autant plus sérieuse que les clients considérés comme les plus prometteurs pour les assureurs sont aussi les plus volatils… « Les clients les plus jeunes et les plus technophiles sont les plus susceptibles de souscrire de nouveaux produits d’assurance pourtant ils sont moins d’un sur deux (48,6 %) à souhaiter conserver leurs contrats d’assurance actuels, contre 55 % pour le reste des clients », indique le rapport. Pour anticiper la vague Insurtech, la plupart des assureurs ont choisi de nouer des

partenariats stratégiques avec les start-up
les plus prometteuses. L’objectif ? S’approprier les technologies en ruptures sur lesquelles misent ces start-up car elles pourraient bien bouleverser les modèles économiques du secteur. En la matière, les priorités d’investissements sont orientées vers
des outils d’analyses de données capables de créer des produits d’assurance sur-mesure
(Big data) et sur des outils d’automatisation.
Economies massives
« La robotisation et l’automatisation peuvent permettre de réaliser des économies massives dans le traitement des demandes de remboursement dans la mesure où elle peut avoir un impact important sur la taille de nos équipes », fait valoir David Williams, directeur technique chez AXA, dans le rapport. « De 20 à 30 % de gains de coûts supplémentaires peuvent encore être réalisés grâce à ces technologies », confirme Pierre-Louis Séguin, vice-président exécutif assurance chez Capgemini.. Comme les banquiers, les assureurs placent aussi les investissements dans des outils d’intelligence artificielle en haut de leurs priorités : 69 % d’entres eux veulent renforcer leur investissement dans ce domaine au cours des trois prochaines années.
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