SCOR trae vantaggio dagli incrementi tariffari nella riassicurazione

Il gruppo francese di riassicurazione ha reso noto di aver registrato un utile netto in crescita del 61,5% nel secondo trimestre. Presenterà il suo nuovo piano strategico a settembre.
I venti sono favorevoli per il gruppo riassicurativo SCOR. Nel presentare i risultati semestrali giovedì ha sottolineato l’impatto positivo degli aumenti tariffari della riassicurazione danni e infortuni sul proprio business, già segnalato da professionisti del settore, in particolare negli Stati Uniti, dove si sono verificati importanti sinistri come gli incendi in California e gli uragani in Florida. “Aspettiamo da anni che il ciclo di riassicurazione dei danni si inverta. Infine, la svolta del mercato sta arrivando”, ha dichiarato Denis Kessler. Riteniamo che questo dovrebbe continuare nel 2020. Se questo è davvero l’inizio di un ciclo, è davvero una grande notizia.
Grazie a questi aumenti dei prezzi, il ramo Danni/Infortuni e responsabilità civile di SCOR ha registrato una crescita sostenuta del fatturato (+11,8% dei premi lordi emessi in un anno nel secondo trimestre). Per quanto riguarda i rischi “vita”, i premi lordi emessi sono aumentati in misura minore (+3,5%), ma ciò è dovuto ad un cambiamento contabile. “I due motori del gruppo […..] continuano a funzionare perfettamente ovunque nel mondo”, ha detto Denis Kessler.

Solenn Poullennec
Le groupe a publié jeudi un bénéfice net en hausse de 61,5 % au deuxième trimestre. Il présentera son nouveau plan stratégique en septembre.
Les vents sont favorables pour le groupe de réassurance SCOR. A l’occasion de la présentation de ses résultats semestriels jeudi, le groupe français, qui permet aux assureurs de couvrir leurs risques, a souligné l’impact positif des hausses de tarifs dans la réassurance de dommages sur son activité.Déjà signalées par les professionnels du secteur, celles-ci étaient notamment attendues aux Etats-Unis où des sinistres d’ampleur comme les incendies en Californie ou les ouragans en Floride, se sont produits. « Cela fait des années qu’on attendait que le cycle en réassurance de dommages s’inverse. Enfin, le retournement de marché vient », s’est félicité Denis Kessler, le PDG du groupe sur lequel l’assureur Covéa a tenté de mettre la main en 2018. On pense que cela devrait continuer en 2020. Si c’est vraiment l’amorce d’un cycle, c’est vraiment une excellente nouvelle ».
Forte de ces augmentations tarifaires, la branche de SCOR centrée sur les dommages et la responsabilité a connu une croissance soutenue de son chiffre d’affaires (+ 11,8 % de primes brutes émises sur un an au deuxième trimestre). En matière de risques « vie », les primes brutes émises ont augmenté moins fortement (+3,5 %), mais cela est attribué à un changement de comptabilisation. « Les deux moteurs du groupe […] continuent à fonctionner parfaitement partout dans le monde », a assuré Denis Kessler.
Multiples imprévus
Le résultat net de SCOR a par ailleurs augmenté de 61,5 %, à 155 millions d’euros au deuxième trimestre. Compte tenu de son niveau de rentabilité, soit un rendement des capitaux propres de 9,8 % au premier semestre et de sa solvabilité, un ratio de 212 %, le groupe estime que les objectifs fixés dans son dernier plan stratégique ont été atteints. Et ce, malgré de multiples imprévus, tels que le Brexit ou la réforme fiscale américaine. Après ces annonces, le cours du réassureur s’est replié de plus de 1 % à Paris sur fond de Bourse dans le rouge.
Environnement incertain
La direction du réassureur reste discrète sur les grandes lignes de son nouveau plan stratégique qui sera présenté début septembre. « Ne vous attendez pas à une révision complète du modèle de développement », s’est contenté de déclarer Denis Kessler. « Plus le temps passe, plus l’environnement dans lequel on opère est incertain et difficile à anticiper », a-t-il souligné évoquant les incertitudes pesant sur l’évolution des taux ou sur la réglementation. Interrogé par ailleurs sur le conflit qui l’oppose à Covéa, le dirigeant a fait valoir que l’affaire était désormais entre les mains de la justice. En septembre dernier, Covéa avait révélé avoir proposé en vain une offre de rachat au réassureur s’attirant les foudres de sa cible. Le groupe SCOR accuse le patron de Covéa, Thierry Derez, d’avoir profité de son poste d’administrateur au sein de son conseil d’administration pour détourner des informations confidentielles utiles à son projet d’acquisition. Le gendarme des banques et des assurances, l’ACPR, a tenté une médiation sans y parvenir.

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