Scor: buy back per 200 mln di euro

J. B.

LE RÉASSUREUR FRANÇAIS AFFICHE AU DEUXIÈME TRIMESTRE UN RÉSULTAT NET EN HAUSSE DE 45,7 % À 153 MILLIONS D’EUROS.
SCOR confirme les promesses faites aux actionnaires en février dernier. Le réassureur français a annoncé jeudi, lors de la publication de ses résultats semestriels,

le lancement d’un programme de rachat d’actions
qui portera sur « un montant pouvant s’élever jusqu’à 200 millions d’euros au cours des 24 prochains mois, en fonction des conditions de marché ».
Le groupe a l’intention d’annuler toutes les actions rachetées. L’opération est portée par un ratio de solvabilité estimé à 226 % au 30 juin 2017, « au-dessus de la zone de solvabilité optimale de 185 %-220 % » définie

dans le plan stratégique
.
Au deuxième trimestre 2017, le réassureur français affiche un

résultat net
en hausse de 45,7 % à 153 millions d’euros, contre 105 millions d’euros un an plus tôt. Sur l’ensemble du premier semestre, le groupe dégage un résultat net de 292 millions d’euros, en hausse de 6,2 %. « Hors effets liés au taux Ogden et à la libération de réserves (éléments intégralement comptabilisés au premier trimestre 2017), le résultat net ressort à 350 millions d’euros » sur les six premiers mois de l’année (+27,3 %).
Les

primes brutes émises
progressent de 11,7 % à taux de change courants (7,5 milliards d’euros) au premier semestre, reflet d’une croissance des deux divisions du groupe. Dans le détail, la réassurance-vie est en hausse de 11,9 %, à 4,4 milliards d’euros sur la période. Une hausse issue notamment de la forte croissance de l’activité en Asie-Pacifique et d’un « flux d’affaires nouvelles soutenu sur l’ensemble des lignes de produits », précise le groupe.
Pour la branche dommages, l’activité croît de 11,4 % (à taux de change courants) sur la première moitié de l’année, avec 3,1 milliards d’euros de primes brutes émises, dont une progression de 9,6 % sur le seul deuxième trimestre. « La division P&C bénéficie de l’effet positif de gros contrats signés aux Etats-Unis au cours du second semestre 2016 », souligne le réassureur.

Faible sinistralité
En outre, la réassurance dommages

bénéficie d’une faible sinistralité en matière de catastrophes naturelles
. Le
ratio combiné
– soit les sinistres et les frais rapportés aux primes – s’élève à 92,6 % au deuxième trimestre, en baisse de 4,9 points. Or, plus il s’éloigne des 100 %, plus la rentabilité s’améliore. Il est presque stable, à 93,5 % (-0,3 point), sur l’ensemble du premier semestre.
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