Un test per l’assicurazione del rischio guerra

Gli attacchi alle due navi cisterna nel Mar Arabico potrebbero portare a premi assicurativi più elevati per gli armatori nel Golfo Persico. Un mese fa, gli assicuratori marittimi dei Lloyd’s hanno aumentato il rischio associato alla navigazione nel Golfo dopo il misterioso sabotaggio di quattro navi al largo degli Emirati Arabi Uniti, aggiungendo parte del Golfo dell’Oman, così come le coste al largo dell’Oman, degli Emirati Arabi Uniti e dell’Arabia Saudita, alla lista delle aree considerate a rischio. Gli armatori che gestiscono navi nelle zone del presente elenco devono dichiararlo al proprio assicuratore, che chiederà loro di pagare un premio supplementare.

Laurent Thévenin
Les attaques contre deux tankers en mer d’Oman pourraient entraîner un renchérissement des surprimes d’assurance demandées aux armateurs pour le golfe Persique.
Nouveau coup de pression sur le petit marché de l’assurance des risques de guerre maritimes après l’attaque jeudi de deux tankers en mer d’Oman. Il y a un mois déjà, les assureurs maritimes du Lloyd’s avaient élevé le risque associé au transport maritime dans le Golfe, après le mystérieux sabotage de quatre navires au large des Emirats arabes unis. Ils avaient alors ajouté sur leur liste des zones considérées à risque une partie du Golfe d’Oman, ainsi que les côtes au large d’Oman, des Emirats arabes unis et de l’Arabie saoudite. Les armateurs qui font circuler des navires dans les zones figurant sur cette liste doivent obligatoirement le déclarer à leur assureur, qui leur demandera de payer une surprime.

« Cela va devenir conséquent »
« La tarification se fait au cas par cas. La surprime à payer pour un navire se rendant quelques jours dans une de ces zones-là peut coûter plus cher que la police risques de guerre et assimilés annuelle », souligne Christian Zaninetti, responsable de l’activité armateurs chez Marsh France.
Après les attaques de jeudi, des conséquences tarifaires sont à attendre. « Ces événements vont de nouveau modifier les surprimes risque de guerre dans la région du Golfe persique. Cela va commencer à devenir conséquent. En outre, les tankers semblent être la cible de ces attaques, il n’est donc pas impossible que ce type de navire paie plus cher que les autres dans cette région-là », anticipe Hubert Chazelle, directeur de clientèle chez Siaci Saint Honoré.
Les assureurs ont plusieurs leviers à leur disposition. « Ils peuvent adapter leurs contrats en jouant sur les franchises, majorer les primes ou demander à l’armateur de prendre des mesures de prévention », explique Frédéric Denèfle, directeur général du Garex, un GIE français spécialisé dans l’assurance des risques de guerre maritimes comprenant notamment Allianz Global Corporate & Specialty ou AXA XL.

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