Francia: picco dei sinistri nell’assicurazione costruzioni

Molte compagnie dichiarano – in occasione di un’indagine de Les Echos, un aumento tra il 10 e il 20% del numero dei sinistri nel 2018. Le tatiffe della rc decennale sono aumentate negli ultimi dieci anni.

Laurent Thévenin
Plusieurs compagnies font état d’une augmentation de 10 à 20 % du nombre de sinistres en 2018. Les tarifs de la responsabilité civile décennale ont augmenté sur les dix dernières années.
Afflux de déclarations de sinistres chez les assureurs construction en 2018. D’après des opérateurs interrogés par « Les Echos », leur volume aurait augmenté de 10 à 20 % d’une compagnie à l’autre par rapport à l’année précédente. « Personne ne s’attendait à un tel pic », affirme l’un d’eux.
Cet accès de sinistralité intervient dans un contexte déjà défavorable de longue date pour le secteur. « Depuis 2008, on constate au niveau du marché une hausse des règlements de sinistres au titre de la garantie décennale, avec à la fois une hausse des fréquences des sinistres et des coûts moyens », rappelle ainsi Grégory Kron, directeur général adjoint de SMABTP.
Alors que l’assurance construction indemnise des dommages survenant souvent plusieurs années après les travaux, « on se prend la vague des chantiers ouverts pendant la crise du bâtiment », avance-t-on chez une compagnie. Une explication reprise par un concurrent, selon lequel ce contexte aurait poussé des entreprises « à travailler toujours plus vite pour toujours moins cher ».
« Il y a aussi un effet de certaines nouvelles techniques mal maîtrisées comme le photovoltaïque intégré au bâti ou le carrelage scellé sur isolant mince qui occasionnent de nombreux sinistres », signale Grégory Kron.
Concurrence « féroce »
Au global, les résultats techniques de la branche sont largement déficitaires en responsabilité civile décennale. Ce qui se répercuterait dans les prix des contrats. « Sur la période 2008-2018, on a observé en moyenne une augmentation des tarifs de la décennale, pour répondre à la fois à la progression de la sinistralité et à la baisse des rendements des provisions réglementaires », détaille Grégory Kron. « Certaines compagnies n’ont pas hésité à faire le ménage dans leur portefeuille », rapporte un assureur.
Ce mouvement haussier a toutefois été atténué par la concurrence « féroce » régnant sur ce petit marché. Sans compter l’effet d’assureurs étrangers opérant via la libre prestation de services – dont plusieurs ont aujourd’hui fait défaillance – qui avaient attaqué le marché français avec des prix très bas.

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