Tati lance un comparateur d’assurances

Tati est de retour dans l’assurance. Après s’être essayée il y a trois ans à la vente de contrats auto, habitation ou obsèques estampillés à son nom, la célèbre chaîne de magasins à bas prix a changé son fusil d’épaule : elle a lancé jeudi son propre comparateur. « L’assurance est un poste important dans le budget des ménages. Et très peu de Français ont encore le réflexe de comparer. Ce nouveau service s’inscrit dans notre travail d’accompagnement des clients avec notre promesse du “fair cost”, c’est-à-dire du juste prix », explique Emmanuel Deroude, son PDG.

L’enseigne a donc totalement repositionné Tati Assurances. « Notre offre d’assurances avait reçu un très bon accueil, mais elle n’était pas optimale car trop restreinte. Le site a fonctionné pendant un an et demi, mais les volumes de vente n’étaient pas significatifs », indique Emmanuel Deroude. D’où la décision de le mettre en sommeil, puis de revoir son « business model ».

Le comparateur Tati Assurances entend répondre « à neuf besoins dans un premier temps », explique Emmanuel Coutelle, son directeur. Et l’éventail de produits est large : de l’assurance automobile à l’assurance-emprunteur, en passant par les scooters, les voitures sans permis, la santé ou l’assurance-animaux. Développé en partenariat avec le groupe de comparateurs Comparadise (HyperAssur, KelAssur, Mutuelle Conseil) et le courtier-conseil en solutions affinitaires CFSA, le site met en avant plus de 200 offres émanant d’une quarantaine d’assureurs.

Avec 3 millions de visiteurs uniques par mois sur son site Tati.fr et ses 140 points de vente, l’enseigne au vichy rose dispose déjà d’une large base de clientèle à prospecter. L’objectif affiché par Tati est de « faire entrer dans une logique de comparaison 15 % de [ses] clients », soit quelque 500.000 personnes, au terme des deux premières années d’activité. « Cela ferait un chiffre d’affaires non négligeable », signale le directeur général de Comparadise, Jérôme Chasques, sans donner d’ordre de grandeur. 

Laurent Thévenin, Les Echos