I francesi si aprono ad un sistema di assicurazione obbligatoria per la non autosufficienza

Quasi il 37 per cento dei francesi sarebbe favorevole all’introduzione di un sistema di assicurazione obbligatoria della non autosufficienza al momento del pensionamento.
E’ quanto emerge da un sondaggio presentato martedì scorso e condotto su richiesta del think tank Le Cercle de l’Epargne e dell’associazione assicurativa Amphitéa, due organizzazioni vicine all’assicuratore AG2R La Mondiale Matmut.

S. P.
Près de 37 % des Français seraient favorables à un système d’assurance-dépendance obligatoire à mettre en place au moment du passage à la retraite.
Alors que le gouvernement planche sur la dépendance, les Français sont nombreux à regarder d’un bon oeil un système d’assurance obligatoire pour financer les besoins liés à ce phénomène. C’est du moins l’un des enseignements d’un sondage présenté mardi et réalisé à la demande du groupe de réflexion Le Cercle de l’Epargne et de l’association d’assurés Amphitéa, deux organisations proches de l’assureur AG2R La Mondiale Matmut.
Près de 37 % des personnes interrogées en février par l’Ifop (quelque 1.000 majeurs) ont ainsi déclaré que la dépendance devait être financée par un système d’assurance obligatoire à prendre au moment du départ à la retraite. C’est presque autant que la part de sondés favorisant un financement par les impôts ou les cotisations sociales (39 %).

Différence de niveau de vie
Pour faire face à la perte d’autonomie des personnes âgées, qui devrait augmenter avec le vieillissement de la population, les Français sont en revanche beaucoup moins nombreux à pencher pour une ponction sur l’héritage (14 %) ou une contribution des enfants et petits-enfants (10 %) même si celle-là se fait en fonction de leurs moyens. Le système d’assurance obligatoire est même privilégié par les personnes ayant 65 ans et plus (44 %) devant le recours aux impôts ou aux cotisations sociales (36 %). « Pour eux la dépendance devient un risque et pas une certitude », avance Jérôme Jaffré, dirigeant du Centre d’études et de connaissances sur l’opinion publique, qui a coordonné les travaux. Cette préférence pourrait aussi s’expliquer par le niveau de vie des retraités, qui est supérieur à celui de la population générale et pourrait faciliter le recours à l’assurance. Des contrats d’assurance-dépendance existent déjà, mais ce type de couverture reste peu développé.

A la fin de 2017, 2,7 millions de personnes étaient couvertes contre ce risque auprès d’une société d’assurance, selon la Fédération française de l’assurance (FFA). Beaucoup de particuliers plutôt intéressés par ce type de protection font marche arrière quand ils réalisent son prix, assure Yvan Stolarczuk, directeur d’Amphitéa.
D’autre part, la prise en charge de la dépendance est loin d’être une évidence pour les compagnies d’assurances. « Il y a un vrai sujet technique, avance André Renaudin, directeur d’AG2R La Mondiale Matmut. On n’a pas de statistiques et surtout pas de statistiques à long terme », a-t-il expliqué mardi. Par ailleurs, plus le risque est difficile à maîtriser, plus les assureurs ont besoin de mobiliser de fonds propres. Aux yeux du dirigeant, une solution de financement de la dépendance consisterait à proposer aux particuliers de mettre de côté une partie de leur retraite supplémentaire quand ils sont en bonne santé. Quitte à l’augmenter de cette réserve le jour où ils ont besoin d’argent pour être pris en charge.

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