Swiss Life punta su una fintech per conoscere meglio i clienti

L’assureur vient d’injecter 10 millions d’euros supplémentaires dans la fintech française CrossQuantum.

Swiss Life France
mise sur la start-up française CrossQuantum pour mieux connaître ses clients. Le groupe d’assurance et de gestion de patrimoine a annoncé à la mi-avril un investissement en capital de 10 millions d’euros dans cette fintech spécialisée dans l’agrégation du patrimoine. Swiss Life France avait déjà injecté environ 2 millions d’euros dans la jeune pousse lancée en 2015 par deux de ses ex-collaborateurs et dont elle détient aujourd’hui la majorité du capital.

CrossQuantum a développé une application ouverte à tous et baptisée LaFinBox qui permet à ses utilisateurs d’avoir une vue agrégée de l’ensemble de leurs avoirs logés auprès de différents établissements financiers. Et ce, qu’il s’agisse des sommes placées sur des comptes bancaires, des contrats d’assurance-vie, des comptes titres ou encore de l’épargne salariale. Depuis peu, la fintech propose aussi d’agréger le patrimoine immobilier. Au total, elle revendique un montant d’encours agrégés de 1,6 milliard d’euros. Swiss Life France propose depuis quelques mois à ses clients de bénéficier de cette solution d’agrégation. Très axé sur la gestion privée, l’assureur compte sur l’enrichissement de la solution pour en faire un outil important de dialogue entre ses commerciaux (salariés et agents généraux) et leurs clients. Il table notamment sur CrossQuantum pour développer
un robot-conseiller
. Celui-ci offrirait des conseils de gestion personnalisés en tenant compte de l’intégralité des placements des clients qu’ils soient logés chez Swiss Life France ou chez un autre opérateur. Avec le produit LaFinBox, « l’objectif premier, c’est de donner au client le conseil adapté en fonction de l’évolution de ses avoirs et de son profil de risques », explique Eric Le Baron, directeur général de SwissLife Assurance et Patrimoine. Et ce d’autant plus que la réglementation exige une connaissance très approfondie des clients. « Le second objectif, c’est de faire du business en plus, en proposant des produits en fonction de l’analyse de l’ensemble des avoirs visualisés », poursuit Eric Le Baron.

Indépendance opérationnelle
Le partenariat entre Swiss Life et CrossQuantum n’empêche pas cette dernière de conserver son indépendance opérationnelle et de chercher à développer ses services, non seulement en B to C mais aussi en « marque blanche » auprès d’autres établissements du monde de l’assurance-vie, de la banque privée ou de la gestion d’actifs. « Nous venons de signer avec un gros établissement financier », assure Stéphane Vallois, cofondateur de la société. Son ambition est simple : « Créer l’agrégateur de référence pour la clientèle patrimoniale.» – S. P.
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