Il numero uno dell’AIA in lizza per la presidenza di HSBC

Le patron de l’assureur AIA pressenti pour présider HSBC

NINON RENAUD

Alors que Henri de Castries, l’ancien patron d’Axa, semblait, l’an dernier, favori pour succéder au président actuel d’HSBC, Douglas Flint, c’est finalement un fin connaisseur de l’Asie, zone géographique prioritaire pour le groupe bancaire, qui serait pressenti. Selon Sky News, Mark Tucker, directeur général de l’assureur-vie asiatique AIA Group et ancien patron de l’assureur britannique Prudential, serait en discussions avancées avec le groupe bancaire sino-britannique. Le « Financial Times » précise que la candidature de l’intéressé aurait été approuvée par les régulateurs au Royaume-Uni et à Hong Kong et qu’il ne resterait plus qu’un accord soit trouvé entre HSBC et Mark Tucker.

Interrogée, la banque se contente de rappeler dans un communiqué que, « lors de notre assemblée générale, nous avons dit que nous voulions nommer un nouveau président au cours de 2017. Ce processus se poursuit et le calendrier est inchangé ». Sous la pression de ses actionnaires, impatients de la voir redresser sa rentabilité, la banque a déjà renouvelé, l’an dernier, son conseil d’administration, y faisant entrer en tant qu’administrateurs indépendants Henri de Castries et Paul Walsh, ancien patron de Diageo.

Mark Tucker, cinquante-neuf ans, serait le tout premier président recruté en externe par le groupe bancaire. Il a pour lui l’avantage de non seulement bien connaître l’Asie mais aussi les problématiques bancaires. Avant de prendre les commandes de Prudential puis d’AIA, il a été directeur financier du groupe bancaire britannique HBOS, avant sa faillite, et il siège, depuis plusieurs années, au conseil d’administration de la banque américaine Goldman Sachs. Une expérience clef pour prétendre à la présidence d’HSBC. Le groupe doit en effet relever d’importants défis, aussi bien réglementaires que judiciaires et conjoncturels.

Après avoir supprimé plus de 87.000 emplois depuis 2011 et s’être retiré de nombreux pays, HSBC doit encore mener à bien la séparation de ses activités de banque de détail et de banque d’investissement britanniques. Le groupe bancaire doit aussi absorber les effets du ralentissement de l’économie en Asie, son principal marché, voire au Royaume-Uni, son deuxième marché, qui pourrait être affecté par le Brexit. HSBC est, en outre, dans le viseur de la justice américaine pour ne pas avoir réussi à prévenir un risque de blanchiment d’argent lié à un cartel mexicain de la drogue et pour avoir commercé avec des pays sous embargo américain, comme l’Iran, la Libye et le Soudan. Le successeur de Douglas Flint devra enfin recruter celui de Stuart Gulliver, actuel directeur général d’HSBC.

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