« Tous les indicateurs clefs évoluent dans la bonne direction. »Mark Wilson, le patron d’Aviva, était tout sourire jeudi lors de la présentation des résultats de 2014. L’assureur britannique, numéro deux derrière Prudential, a publié un bénéfice d’exploitation en hausse de 6 %, à 2,2 milliards de livres (3 milliards d’euros). Arrivé à la tête du groupe il y a deux ans après une révolte d’actionnaires qui a conduit au départ de son prédécesseur, Mark Wilson continue à tailler dans les coûts. Ils ont été réduits de 7 % en un an. Ils ne représentent plus que 51,5 % des revenus, l’objectif étant de les ramener sous la barre des 50 % en 2016.

Les filiales qui posaient le plus de difficulté, l’Irlande, l’Espagne et l’Italie, vont mieux. Et l’activité en France a vu son bénéfice progresser très légèrement (+ 1 %) malgré la morosité de l’économie tricolore. Aviva souffre toutefois en Grande-Bretagne, où une réforme qui entre en vigueur le mois prochain va pénaliser les rentes pour les retraités, l’un des principaux produits commercialisés par les assureurs outre-Manche.

Fort de ces bons résultats, Aviva a annoncé que le dividende progresserait de 30 % cette année. Mark Wilson l’avait réduit à son arrivée à la tête d’Aviva pour renforcer le bilan de la société. L’action a bondi de 7,05 % jeudi. « Je suis satisfait des progrès que nous avons faits, mais nous avons encore un long chemin à faire », a toutefois souligné Mark Wilson.

 

Dans l’immédiat, l’énergie de la direction sera focalisée sur l’intégration de Friends Life. L’acquisition, annoncée en novembre dernier, devrait être finalisée le 26 mars après le vote des actionnaires. Il s’agit de la plus grosse opération – 5,6 milliards de livres en actions – jamais réalisée par Aviva, née en 2000 de la fusion de Norwich Union et CGU. Elle apportera 5 millions de clients à Aviva et renforcera sa place de numéro un sur le marché britannique. L’acquisition se soldera par 1.500 suppressions de postes, a annoncé l’assureur en janvier, ce qui permettra de réduire les coûts du nouvel ensemble de 225 millions de livres par an à l’horizon de 2017. 

Vincent Collen, Les Echos