Aviva più ambiziosa in Francia (L.E.)

LAURENT THÉVENIN
L’ASSUREUR DOIT PRÉSENTER EN JUIN UN NOUVEAU PLAN 2018-2020.
A la tête d’Aviva France depuis le 1er novembre, Patrick Dixneuf est venu pour accélérer le tempo chez la deuxième plus grande entité du groupe d’assurances britannique. Le nouveau directeur général a indiqué vendredi, lors d’une rencontre avec la presse, avoir « rajouté un peu d’ambition » dans les objectifs pour 2017 fixés dans le plan stratégique Aviva 2020. Avec le nouveau comité exécutif, mis en place début janvier, il est en train de finaliser le chiffrage d’un nouveau plan triennal 2018-2020, qui doit être présenté en juin.

S’il n’est, selon lui, « pas facile de se différencier dans l’assurance », il estime qu’Aviva France (8 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2015 et 3 millions de clients) a les moyens d’« accélérer sur deux axes de croissance ». A commencer en assurance des particuliers (55 % du chiffre d’affaires hors assurance-vie), un marché pourtant ultraconcurrentiel. « Cela fait plusieurs années que nous sommes en croissance », souligne Patrick Dixneuf. Si les bancassureurs gagnent du terrain année après année, Aviva France « ne se pose pas en victime expiatoire ». Face à cette offensive, « la bataille n’est pas perdue pour les réseaux traditionnels », affirme-t-il. Alors que les bancassureurs profitent à plein de la récente loi Hamon facilitant la résiliation des contrats auto et habitation, le bilan est « globalement neutre » pour Aviva France deux ans après l’entrée en vigueur de cette réforme : « Nous avons eu un peu plus de sorties, mais aussi un peu plus d’entrées. »

Patrick Dixneuf voit toutefois plus d’opportunités sur les professionnels et les TPE. Ces clients, qui font l’objet de toutes les convoitises, sont encore « sous-équipés ». Plus largement, comme pour ses concurrents, l’un des défis d’Aviva France sera d’arriver à augmenter le taux de multi-équipement. Ses clients ont en moyenne chacun deux contrats (presque trois pour le réseau d’agents généraux). « C’est en deçà de ce que nous pouvons faire », affirme Patrick Dixneuf.
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