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| 8 febbraio 2010 |
| Les
ambitions du nouveau Dexia Reste au nouveau Dexia, amaigri et assagi, à convaincre que son « business model » est viable. La Commission européenne, visiblement, n'en doute pas. Pierre Mariani, non plus. « Les cessions imposées ne remettent pas en cause notre capacité bénéficiaire : il s'agit d'activités certes profitables mais dans des pays où nous ne disposons pas de base de financement. Cela réduira donc notre dépendance aux marchés », a-t-il expliqué. Après 2010, le supplément de profitabilité généré par l'allégement du portefeuille de titres en extinction (en « run-off ») qui pèse sur les performances de la banque viendrait plus que compenser la baisse de la profitabilité liée à l'allongement de la durée du financement. « Si nous pouvons, nous émettrons de l'ordre de 15 milliards d'euros de covered bonds chaque année, une ressource très longue et dont le coût est limité du fait de leur très bon rating », a insisté Pierre Mariani. Après 2010 seulement... Cette année, avec l'accélération de la mise en oeuvre de son plan de restructuration, la banque cumulera en effet les handicaps. Elle continuera à supporter les coûts liés à la garantie des États. La poursuite de l'allégement de son portefeuille génèrera encore quelques pertes. Et, ayant commencé à allonger ses financements, elle pourra moins compter sur l'effet positif de la transformation d'emprunts à court terme sur les marchés en financements à long terme pour ses clients. CAP SUR LA BANQUE DE DÉTAIL Dexia a d'ores et déjà mis le cap sur la banque de détail. Cette année, le groupe a investi 350 millions d'euros dans la modernisation du réseau belge. Il compte beaucoup sur la Turquie. « 2009 a été une année record pour Denizbank en Turquie où nous continuons à ouvrir des agences et à conquérir des clients », a expliqué Pierre Mariani. En 2014, l'activité de la banque de détail représentera 60 % des revenus de Dexia. La banque a définitivement renoncé à être le leader mondial du financement aux collectivités locales : dans quatre ans, celui-ci ne représentera plus que 20 % des revenus du groupe, à parité avec les activités de gestion d'actifs, d'assurance et de service aux investisseurs. ? par Sophie Rolland |